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Chambre des Représentants

Le 24 octobre 2017 sur la page Facebook de Raoul

Retour sur la semaine. Mardi 24 octobre. À la Chambre, j’ai cuisiné le ministre Peeters sur l’extension des flexi-jobs. J’ai entre autres demandé : « Vous n’étiez pas partisan de l’extension des flexi-jobs de l’horeca vers d’autres secteurs ; qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis, dans ce cas ? Quelques collègues du CD&V parlaient même des conséquences négatives pour la sécurité sociale. » Malheureusement, le ministre n’a jamais permis qu’on lise dans son jeu et il a éludé ma question. Par la suite, j’ai encore dit ceci : « Plus tôt, j’ai mis le premier ministre dans l’embarras en citant les chiffres de l’ONSS d’où il ressortait que les plus de 60 000 nouveaux emplois consistaient pour une part importante en mi-temps ; ne craignez-vous pas non plus que les flexi-jobs n’aillent mettre encore plus d’emplois à temps plein en danger ? » Ici non plus, le ministre Peeters n’a pas répondu. Il a parlé de « l’impact positif en raison de l’augmentation de l’emploi et des cotisations sociales qui sont d’application aux flexi-jobs ». Enfin, j’ai encore dit ceci : « Si cela s’étend à plusieurs secteurs où il y a beaucoup moins de travail au noir, cela remplacera les emplois à temps plein et stables. » 
Cela se traduira par de nombreux petits emplois sous-payés, qui seront mal rétribués, donc, et dans lesquels il n’y aura pas de constitution de sécurité sociale pour le travailleur et où les cotisations seront réduites pour l’employeur. À long terme, la sécurité sociale y perdra et le travailleur y perdra aussi parce que son emploi bien payé, stable et à temps plein subira la concurrence des flexi-jobs sous-payés, hyper-flexibles et à temps partiel.

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