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Conseil Communal de Liège

Raoul au Conseil Communal du 26 novembre 2017 à propos du CPAS

Retour donc sur le conseil communal de Liège où je suis intervenu pour apporter mon soutien aux travailleurs du CPAS qui se sont mobilisés lundi dernier devant l'hôtel de ville malgré une pluie battante. Ils entendent dénoncer les changements d'horaires imposé par la direction sous couvert des futures synergies recherchées entre la Ville et leur institution de première ligne. Je tiens à souligner que ce mouvement de résistance sociale s’inscrit dans un contexte de travail difficile où le personnel du CPAS se plaint depuis longtemps des problèmes de locaux, d'effectifs et de charge de travail qui augmente sans cesse. Ce changement d'horaire arbitraire a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. 
Je ne peux que regretter hier le manque d'empathie pour la situation de la part des autorités communales (PS-CDH), qui, en guise de réponse, se sont d'abord retranché derrière un contexte social (et les tensions qu'il génère), que à leur sens, ni la ville ni le cpas ne peuvent maîtriser. Et ce, pour mettre en avant une gestion dont finalement ils se félicitent. Ils justifie le changement horaire dans le cadre de l'adaptation du règlement de travail, mais reste aveugle à la logique de nivellement par le bas qu'il génère en prétextant qu'il faut garder "une vision globale de la situation" . Les travailleurs apprécieront cette réponse à sa juste valeur. Par contre, ils ont aussi pointé le garrot que représente le plan CRAC de la Région pour les finances de la ville et la cotisations de responsabilisation pour justifier les difficultés d'investissement et le peu de nominations d'agents. Si je peux les rejoindre sur ce constat, pour moi le diagnostic est sans appel, c'est avouer que la situation de plus en plus précaire du CPAS trouve donc bien ses racines dans une austérité imposée par les autres niveaux de pouvoir et acceptée docilement par les instances communales. Willy Demeyer a, quant à lui, reconnu que le taux de nomination des agents du CPAS était en dessous de celui des agents de le ville sans donner d'explication .Et s'est dit favorable à ce qu'il évolue au niveau de ceux-ci en précisant que le collège était ouvert à la budgétisation de cette évolution. Mais c'est une réponse facile vu que les règles du calcul de la pension changent à partir du premier décembre suite à la réforme Baquelaine (MR). Cela signifie que les agents nommés après cette dates le seront dans des conditions moins favorables. Il a aussi réaffirmé que le processus de concertation social avec les syndicats était toujours en cours... Vu les réponses d'hier, j'avais pas l'impression qu'ils étaient très ouverts aux revendications de ces travailleurs qui se décarcassent à fond pour tous ces gens dans le besoin. Mais suis sur que le rapport de force les fera changer d'avis 

A ce même Conseil Communal, l'intervention de Sophie LECRON, Conseillère Communale du PTB sur les projets immobiliers à la Chartreuse :

 "je viens d'intervenir concernant le projet immobilier Matexi au Thier de la Chartreuse (Grivegnée). La société immobilière avait en effet déposé le 13 octobre dernier une demander de permis d'urbanisme pour 74 logements. Depuis lors, 5 000 riverains et leurs amis se sont manifestés contre ce projet qui ne tient pas compte de leur cadre de vie. La Chartreuse est un site classé pour son intérêt patrimonial et environnemental : c'est le plus grand poumon vert de la ville. De plus, l'étude d'incidence a démontré que le quartier est incapable d'absorber une augmentation de volume de trafic lié au projet. La N3 est déjà saturée aux heures de pointe. Il apparaît aussi que le réseau d'égouttage ne sera pas suffisant pour évacuer les eaux usées de nouveaux immeubles, impliquant la construction d'un bassin d'orage, mettant en danger les sept sources dont l'eau est consommée par les riverains. Les conditions sociales dans lesquelles les travaux seraient effectués posent également question : Matexi est une société reprise dans un immense consortium dans le milieu de la construction ... jusqu'en Pologne. Quelles garanties avons-nous contre le dumping social ? Enfin, le type d'habitat n'est pas celui dont Liège a besoin : ce serait des logements de standing moyen ou élevé. Or, ce sont des logements publics à prix démocratique dont Liège a besoin.
L'échevin Hupkens a confirmé, ce qui avait déjà été relevé dans le RUE (rapport urbanistique et environnemental) en fin 2008, entre autre que l'accès routier de la Chartresue doit être repensé, que tous les aspects techniques comme le système d'égoutage, doivent avoir réponses,...ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui. Bref, une partie des défauts du projet immobilier que les riverains reprochent à Matexi. Il ne peut donc accorder le permis dans ce cadre-là, dans l'attente d'une nouvelle formule. Je lui ai donc fait part de ma satisfaction qu'il confirme que le projet n'est pas réalisable comme ça. J'ai ajouté que je l'invitais à penser à l'avenir à développer plutôt des logements publics dont nous avons bien besoin à Liège."
http://liege.ptb.be/projet_immobilier_la_chartreuse_la_vill…

Intervention de Sophie Lecron le 30 octobre 2017 au Conseil Communal à Liège et, en dessous, celle de Raoul Hedebouw

Sophie Lecron, cheffe de groupe PTB au conseil communal de Liège : "En direct du conseil communal, je viens d'intervenir concernant le symbole de minimisation des plaintes liées aux violences faites aux femmes qu'incarne le meurtre de Louise Lavergne. J'ai été choquée par l'assassinat de cette jeune étudiante de 22 ans, mais encore plus en apprenant qu'il aurait pu être évité. La faute incomberait au policier qui l'a reçu une première fois en 2015. Mais cette affaire démontre bien plus que cela: des milliers de femmes ont récemment témoigné qu'il y a une tendance à minimiser le sexisme ambiant qui se traduit par des insultes, du harcèlement, des agressions, des viols, voire des meurtres. L'accueil des victimes n'est pas à la hauteur dans les commissariats. Un viol sur dix, seulement, fait l'objet d'une plainte dans notre pays. La circulaire "tolérance zéro" a permis en 2004 à Liège de mieux prendre en compte par la police les plaintes concernant les violences faites aux femmes. En 2006, Laurette Onkelinx a décidé d'étendre l'expérience liégeoise au niveau fédéral. Or, les associations de terrain constatent que la situation a empiré et est revenue au niveau antérieur de 2004.

J'ai donc demandé au bourgmestre, 1, quelle était la politique actuelle de la Ville par rapport à la "tolérance zéro", 2, si les autorités communales avaient pris contact les associations de terrain sur la prise en compte de ces plaintes par la police et enfin, 3, si elles avaient pris des initiatives concrètes au sein de la police pour éviter que de telles affaires ne se répètent.

Le bourgmestre a souhaité me rassurer sur la formation des agents de police, sur les initiatives concrètes qui existent et sur les directives prises, ne voulant pas être plus précis à cause de l'actuelle démarche judiciaire. J'ai rétorqué que mon interpellation avait comme objectif non pas de rester sur une responsabilité individuelle du policier mais bien sur un problème reconnu dans la police en général, et donc dans la police liégeoise aussi, du manque de prise au sérieux des plaintes sur les violences faites aux femmes : il faut élargir la problématique puisqu'elle est reconnue comme global. Il est nécessaire de quantifier les observations, en coopération avec les associations de femmes qui sont confrontées au quotidien à cette augmentation de la violence contre les femmes. Le bourgmestre a proposé de faire une nouvelle commission sur le sujet. Je continuerai à suivre ce dossier avec attention..."

Intervention de Raout :

Ce soir, au conseil communal de Liège, je suis intervenu sur l'avenir du financement des pensions à la Ville de Liège et sur le projet changement de régime des agents communaux initié par le fédéral. 
D'une part, la forte hausse projetée des cotisations de responsabilisation gonflerait fortement le poste budgétaire pension de la Ville qui deviendra impayable à court terme. D'autre part, le 1er décembre, les agents communaux passeraient sous régime de pension mixte. La conséquence directe de ce projet antisocial pour les agents sera une diminution net de leur pension. Concrètement, les années de contractuel ne pourront plus être prises en compte dans le calcul de la pension publique plus favorable. L'echevine Maggie Yerna (PS) a confirmé les craintes du PTB en partageant comme ... le chiffre de 60 millions d'euros à porter par la Ville et le CPAS à l'horizon 2023 comme cotisation de responsabilisation !! On va donc faire payer l'austérité sur le dos des communes. Sans malheureusement avancer de solutions concrètes pour sortir de cette impasse. De plus, elle s'est dédouaner de toute responsabilité dans la situation actuelle en mettant en avant le cas particulier que représente la Ville de Liège dans le paysage des différentes villes Wallonnes. Mais d'un autre côté, il faut bien concéder que les communes n'y peuvent rien non plus. Pour la Sécu fédérale, il y a également la TVA et le budget fédéral qui viennent "aider" la secu. Pour les villes et communes, on va les laisser désécher toute seule au niveau budgétaire ... Pour terminer, je regrette le Collège est rester muet sur la position qu’a pris la Ville de Liège à l’UVCW, à travers son représentant au Conseil d’administration M. Firket , au sujet de cette réforme des pensions des fonctionnaires. L'union des villes a défendu la pension mixte pour les fonctionnaires, j'aurais voulu savoir ce que le collège CDH-PS a défendu dans ce dossier ... mais pas de réponse de M. Firket. Un silence qui cache une position certainement ambigue : dénoncer les mesures anti sociale pension au fédéral, mais se réjouir de la diminution du poste budgétaire pension au niveau local.Il y a des silences qui parlent plus qu'un long discours.

Retrouvez l'interpellation ici: http://liege.ptb.be/l_avenir_des_pensions_la_ville_de_li_ge

Au Conseil Communal de Liège

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Sophie Lecron, cheffe de groupe PTB Sur FB le 4 octobre 2017à 12 h page de Raoul Hedebouw

Sophie Lecron, cheffe de groupe PTB au conseil communal à Liège hier soir: "Même si c’est une arme dite « à létalité réduite », le Taser est« extrêmement dangereuse » selon les termes d’Amnesty International, ce que la direction de l’entreprise fabricante a reconnu du bout des lèvres en 2010. Elle est classée depuis 2006 dans le règlement européen des armes « susceptibles d’infliger la torture » et l'ONU l’a d’ailleurs classé en 2007 comme « forme de torture ». En bloquant le système nerveux central avec ses 50 000 volts, les effets de cette arme sont imprévisibles et peuvent entraîner une paralysie musculaire, des traumatismes lors de chutes, des convulsions, voire des infarctus chez les personnes à risques."

Sophie Lecron sur sa page FB le 2 octobre 2017 en direct du Conseil Communal

En direct du conseil communal de Liège, je viens d'interpeller l'échevine du commerce, madame Yerna, au sujet de la fermeture du magasin Aldi de Saint-Léonard. Nous avons appris la décision de la direction de le fermer pour décembre. Or, cette filiale fait des bénéfices. L'actuelle guerre concurrentielle des supermarchés pousse le groupe allemand à agrandir ses magasins, au détriment des intérêts de leur clientèle. La Ville n'a pas à l'accepter avec fatalité et nous pouvons encore réagir en faveur de nos concitoyens. Cette information a choqué une partie importante de la population. En effet, St-Léonard est un quartier populaire, dont beaucoup d'habitants ne disposent pas de grands moyens financiers, ni nécessairement de voiture. L'IWEPS a en effet estimé qu'1/3 des Liégeois n'utilisait pas de voiture au quotidien dans ses déplacements. De plus, une enquête réalisée fin 2009 par la Ville de Liège auprès de 550 habitants et usagers du quartier révèlent que plus de 90% d'entre eux "effectuent en partie leurs achats dans le quartier, principalement dans les grandes surfaces (le Aldi ou le Delhaize). 2/3 des personnes interrogés estiment qu'il y manque des commerces de proximité". Le maintien du Ali est donc nécessaire à St-Léonard. D'autant plus que cette fermeture viendrait s'ajouter à toute une série de perte de services et de commerces (mairie de quartier, poste, banques, restaurants). 
J'ai donc demandé à l'échevine du développement économique et du commerce Maggy Yerna : 1, si la Ville allait-elle soutenir la pétition qui circule pour demander le maintien du Aldi et si la Ville allait négocier avec la direction pour éviter la fermeture ; 2, si la Ville avait autorisé la construction d'un nouvel Aldi à Bressoux sans s'être assurée que la direction du groupe garantirait le maintien de celui du quartier St-Léonard. 
Mme Yerna m'a répondu en énumérant tout ce que la Ville avait fait pour le quartier en termes de travaux de voirie, de logement, de publicité et d'aide aux commerçants de St-Léonard, comme les futures illuminations de Noël. Elle a reconnu qu'un commerce de type Aldi est nécessaire au quartier. La Ville a contacté la direction qui lui a expliqué qu'il était impossible d'agrandir cet Aldi aux nouvelles normes du groupe (1200m2), à cause du logement aux étages. D'autre part, l'échevine a valorisé l'utilité de l'agrandissement de l'Aldi de Bressoux, sans la lier avec la fermeture de celui de St-Léonard. La Ville cherche donc une nouvelle enseigne alimentaire en alternative. 
Mais laquelle, lui ai-je demandé ? Nous savons que l'enseigne Action est en discussion. Ce n'est pas alimentaire, mise à part au rayon confiserie. Ce n'est pas une solution. La stratégie d'Aldi, on la connaît : c'est une multinationale et on n'attend pas d'elle qu'elle se préoccupe des intérêts de ses consommateurs. Oui, l'Aldi de Bressoux a obtenu le permis : c'était là un levier sur lequel les autorités communales auraient pu jouer pour négocier le maintient de celui de Saint-léonard. En conclusion, j'ai rappelé que les habitants étaient déterminés à vouloir un magasin abordable à proximité de chez eux : ils ne lâcheront pas l'affaire, la pression va continuer. Beaucoup de services et de commerces ont été perdus avant et pendant les éternels travaux, il faut pouvoir l'entendre.

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Date de dernière mise à jour : 28/11/2017